Arguments pour un atelier sur le courage

travail préparatoire sur un atelier sur le courage avec comme support l’album Yacouba

Le courage héroïque individuel du héros homérique, instrument des dieux ou de la magie dans les contes modernes,et donc non responsable, face à la mort – l’accomplissement dans la mort. La recherche de la renomée par delà la mort (« À présent au moins, la dernière marche des Ents peut valoir une chanson »)

Le courage du soldat dans la phallange et dans la Cité : tenir sa position / tenir son rang – (Gimli – Je n’aurais jamais pensé mourir aux côtés d’un elfe. Legolas – Et que pensez vous de mourir aux côtés d’un ami ?). Il ne s’agit plus de fureur mais d’ordre et de maitrise de soi. C’est une éthique.

Ce courage de la maitrise de soi devient politique et signifie l’engagement dans la polis. Il nécessite responsabilité individuelle, maitrise de soi et intentionnalité. L’engagement vise alors à trouver le mieux possible pour la conduite de la cité. L’acte courageux est publique. Il est aussi virile (pas de femme, pas d’esclave, pas d’étranger, que des citoyens)

L’acte courageux est un acte morale c’est à dire qu’il n’est plus un accord avec des us et coutume mais un choix en rapport à soi (cet autre qui est moi). Il y a donc nécessité de cohérence. Je suis moi parce que mes actes sont en cohérence avec moi. Le courage consiste à respecter ses valeurs.

C’est une procédure d’évaluation de soi (la mort de socrate). C’est un acte autodéterminé et donc la marque d’une liberté. Le courage consiste aussi parfois à renoncer quand ce renoncement est le fruit de la raison
le courage réside dans le passage à l’acte, de manière raisonné (par opposition au courage du lion). Le courage consiste donc à agir en ayant évaluer les risques et les bénéfices et non en se jetant à l’aventure avec inconscience. avec aristote (entre lacheté et témérité).

Le passage à l’acte est aussi un acte de courage car il force l’indécision. C’est un courage du doute. D’essence guerrière (homère), puis morale civique gouverné par la raison (platon – la mort de socrate) il devient avec les chrétiens une vertu individuelle (cardinale) qui consiste à affronter sa peur pour rester fidèle à ses valeurs. C’est avant tout une force morale qui nécessite humilité, renoncement à soi et abandon.

Cette force morale est à la fois endurance et patience, constance, réflexion et action, savoir et pouvoir. Le courage s’articule entre l’acte défi individuel et l’acte collectif de défense de la communauté.

Le combat pour la justice agir pour rétablir l’ordre du monde. C’est la conscience d’une valeur pour laquelle cela vaut la peine de se battre (« Il est des choses qu’il vaut mieux entreprendre que refuser, quand bien même la fin risque d’être sombre. « tolkien)

Le courage de celui qui ne veut pas vivre à genoux et c’est le combat pour la liberté vs le courage de nourrir sa famille, le courage du quotidien et c’est celui de la responsabilité (ça c’est du lourd – abd el malik – https://www.paroles.net/abd-al-malik/paroles-c-est-du-lourd)

Aujourd’hui cette force morale est passé de l’ordre social (défendre des idéaux, la société, son groupe (par ex, les résistants, harry potter, narrnia) vers l’individu. L’action courageuse (et non plus le courage) réside dans le dépassement de soi, dans le changement de son cadre, dans le défi.

Le lion est l’animal du courage et de la force. Cf . Le roi lion, la peau de lion d’Hercule. Il est aussi le roi des animaux autant par sa force que par sa sagesse. Il incarne de ce fait le roi ou le chevalier idéal (Yvain ou le chevalier au lion), le lion Aslan créateur du monde de narnia. Le lion, le chameau et l’enfant de Zarathoustra

Sur le courage

POur travailler sur Yacouba :


La théorie de l’esprit

Kidd et Castano ont montré que le simple fait de lire un extrait d’une fiction littéraire (autrement dit, un ouvrage récompensé par un prix et/ou écrit par un auteur de référence, comme Patrick Modiano ou Jean‑Marie Gustave Le Clézio), permet d’obtenir par la suite de meilleures performances en « théorie de l’esprit » que le fait de lire un passage tiré d’une fiction populaire (tel qu’un ouvrage faisant partie des meilleures ventes)...

La théorie de l’esprit se définit comme la capacité à attribuer à autrui des pensées, des intentions, des émotions, et être ainsi à même de comprendre et de prédire le comportement des autres. Durant leurs travaux, Kidd et Castano ont évalué cette aptitude grâce au test d’interprétation du regard qui consiste à sélectionner le mot qui correspond à la pensée, à l’intention ou à l’émotion exprimée par le regard d’un individu…

https://theconversation.com/comment-la-litterature-change-votre-cerveau-et-votre-rapport-aux-autres-112492

En neuropsychologie, le concept de théorie de l’esprit (Theory of Mind en anglais [ToM]) désigne la capacité mentale d’inférer des états mentaux à soi-même et à autrui et de les comprendre. L’expression de « théorie de l’esprit » ne désigne donc pas une théorie psychologique mais une aptitude cognitive permettant d’imputer une ou plusieurs représentations mentales, par définition inobservables, aux autres individus…

La ToM est une capacité de métacognition : avoir conscience et se représenter l’état mental d’une autre personne revient à construire une métareprésentation.Alors que la représentation renvoie à une perception directe de l’environnement, la métareprésentation est une représentation d’une représentation

L’attribution d’états mentaux n’est pas le résultat d’un seul processus, mais résulte de deux mécanismes fonctionnels qui agissent de concert pour permettre d’inférer correctement l’état mental d’une personne : le décodage et le raisonnement

https://www.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2011-1-page-41.htm?contenu=article

Point de vue et images du monde

Croisière dans les Fjords

Point de vue unique et spectacle des passagers ne voulant rien rater du point de vue offert. De manière plus générale, souvenir des navigants insistant sur le panorama à ne pas rater. Hyperrationnalité et déterminisme touristique

Alors que le tourisme a longtemps été présenté comme une recherche de l’authenticité et de la diversité, il produit des lieux similaires où qu’on soit dans le monde. Des lieux qui obéissent à des modèles et des critères de qualité et d’accessibilité identiques. Rien ne ressemble autant à un village balnéaire de la Méditerranée française qu’un village balnéaire de la Méditerranée tunisienne ou espagnole. En outre, ces non-lieux obéissent souvent à des logiques d’enfermement. Ils deviennent de plus en plus des espaces clos, dédiés aux loisirs et à la consommation, fréquentés par des gens qui se reconnaissent et n’ont plus de contact avec le monde extérieur…

Le tourisme ne permet plus que la vie touristique. Il procède par une privatisation de l’espace commun, mais la gestion de ses nuisances reste à la charge des pouvoirs publics.Une externalisation des coûts assez forte au demeurant

Le tourisme est une industrie de la compensation : je souffre, je travaille toute l’année, donc je m’octroie ces quelques semaines de répit. http://cqfd-journal.org/Le-tourisme-est-une-industrie-de

Dispositifs philosophiques en groupe

Les ateliers agsas (jacques Lévine) privilégient le tour de table où chacun exprime une idée à partir d’un concept à construire collectivement. Il n’y a pas d’interaction et la fonction du tour de parole est plus de l’ordre du soin et de la catharsis.

La communauté de recherche philosophique de Lipman, surtout implanté aux Etats-Unis et au Canada s’inscrit dans la tradition américaine du pragmatisme et doit beaucoup à John Dewey. La notion de communauté relève aussi de cette tradition et a une visée pragmatique d’action efficace et légitime. On peut la retrouver chez Saul Alinsky et le community organising. Un dernier aspect à noter de ce dispositif est qu’il ressort plutôt de la philosophie analytique et qu’il vise d’une part à la production d’arguments valide et d’autre part il tend à segmenter les apprentissages en découpant le processus argumentatif.

La discussion à visée philosophique et démocratique s’inspire de la pédagogie institutionnelle et se développe plutôt dans l’aire francophone grace à Michel Tozzi et un certain nombre d’autres auteurs et autrices. L’ensemble des termes du dispositif est porteur de sens. Discussion plutôt que débat pour porter l’accent sur la conversation et l’échange et non le combat et la victoire; la visée philosophique plutôt que la philosophie pour sortir du débat franco-français sur la didactique du philosopher auxquel on ajoute la passion française de la citoyenneté (et aussi de la laïcité). A découvrir dans le livre de Olivier Blond Reweski – Pourquoi et comment philosopher avec les enfants, 2018.

Enfin la consultation philosophique s’inspire d’un certain nombre de pratiques philosophiques et renvoie à l’idée de philosophie comme exercice spirituel (cf. Pierre Habot). L’un de ses initiateurs en France est Oscar Brénifier. C’est une méthode qui s’appuie sur le développement des pratiques de consulting et de coaching qui se développent aujourd’hui à la croisée du développement personnel, du care et de l’accompagnement, de la mise en avant de la réflexivité dans les pratiques professionnelles (analyse de pratiques, bilan de compétences) et par là de la formation professionnelle (Maëlla Paul). La consultation reprend la maïeutique socratique et veut par la pratique collective remette l’individu en état de Penser, y compris et surtout contre ses propres certitudes. C’est une méthode « abrasive » qui fait du conflit socio-cognitif et du recours au jugement de valeur deux points forts. On peut avoir une bonne approche chez Laurence Bouchet Philosopher pour se retrouver.

Lu dans « conséquence d’une disparition »

Livre de Christopher Priest sur recommandation de https://usbeketrica.com/article/6-romans-de-science-fiction-a-lire-cet-ete

A lire aussi chez usbeketrica https://usbeketrica.com/article/christopher-priest-11-septembre-realite-consensus

 » — Une vision à rapprocher du théorème du sociologue américain William Isaac Thomas : « Si des gens définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences.» — » Voir sur Thomas chez wikipedia — https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Isaac_Thomas

Ce théorème sociologique peut être exprimé en des termes non mathématiques sous la forme du théorème de Thomas. Vous en avez entendu parler, évidemment. (Pas du tout. Je continuais de prendre des notes dans la plus grande précipitation.) Les Thomas — en fait, ils étaient deux, tous deux appelés Thomas — ont dit que, si une situation peut être considérée comme réelle, alors elle aura des conséquences réelles. La situation peut être déterminée. C’est la situation qui provoque les actions, les réactions, les faits. Cette interprétation, cette définition, n’est pas objective. Elle est subjective. Les actions et les réactions sont affectées par les perceptions subjectives des situations. – p. 256

Autrement dit, c’est l’interprétation d’une situation qui détermine l’action. p. 291

« Thomas… oui, évidemment. Je suis heureux que vous vous en souveniez. Cet endroit, cette enclave en Écosse, est une incarnation du théorème de Thomas. Ici, il se réalise. Le théorème de Thomas est ce que les mathématiciens appellent un théorème conditionnel, et donc similaire à une grande partie du travail de quantification que j’ai effectué durant des années. Il n’est par contre pas intrinsèquement mathématique. Je vous ai déjà expliqué cela. Parce que c’est un théorème sociologique, qui s’applique à des personnes réelles dans des situations familières, il est resté très largement inexploré par les mathématiciens. Le théorème de Thomas traite des conséquences. Il a donc des applications dans le monde réel. Pour en revenir brièvement à mon analogie précédente, le théorème de Thomas est comme de la poésie concrète. Il a une utilité, une forme tangible. Il a été formulé dans les années 1920 par des sociologues inquiets des conséquences du comportement humain et des croyances humaines… » p.477

« Avant que le monde réel ne fût affecté par l’introduction des réseaux sociaux, les choses comme les idées, les préjugés, les contraintes, les théories, les analyses, les déclarations d’amour, les contradictions, les blagues, les menaces, les insultes, les promesses, et ainsi de suite, étaient monologiques. Ce qui signifie que jusqu’à maintenant relativement peu de gens — une élite autoproclamée mais intelligente — avaient eu accès à leurs moyens de dissémination. Il s’agissait des artistes, des écrivains, des journalistes, des philosophes, des universitaires, des politiciens. Les rares parlaient aux nombreux. Ce faisant, ils aidaient à modeler la société dans laquelle les nombreux vivaient. Maintenant, à cause d’Internet, les nombreux parlent librement aux nombreux. Les faits ont été remplacés par les opinions. L’absence de filtrage les rend malléables, modifiables. p.486

« Donc, demandez-vous avec votre exigence d’exactitude, que suis-je en train de faire ? La conjecture avec laquelle ils se débattent ici est sociétale. Ils désirent changer la réalité des faits qui les dérangent en les enveloppant de faits erronés qui ont leur préférence. Mon travail est d’en dériver un théorème qui prouve que la conjecture est vraie — j’ai presque terminé. Nous avons parlé du théorème de Thomas, qui me sert de canevas… » p. 498

« … j’écris des lignes de code pour leurs ordinateurs, je conçois des algorithmes, j’exprime en code machine ce qu’ils veulent faire du monde. Je suis sempiternellement conscient de leurs lacunes — ils s’inquiètent de la réalité, mais ne voient pas de différence entre de l’eau mise en bouteille industriellement et une source multiséculaire. Où est la réalité, où est l’imitation ? Laquelle préférons-nous ? Ils voient ce nouveau média social se développer sur toute la planète, et veulent faire un usage opportuniste de ces programmes pour créer ce qu’ils envisagent comme une réalité contrôlable transformée. Ils croient à l’interprétation, pas à l’analyse. Ils vénèrent l’opinion et méprisent les faits. Ils parlent d’action, quand ils ne font que prendre note des conséquences des actions des autres. Une fausse réalité, pensent-ils, a des conséquences aussi tangibles que celles de la vérité, ni plus ni moins — quelle différence cela fait-il, semblent-ils demander. Les deux Thomas avaient identifié ces gens il y a un siècle. Si des gens définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences. Autrement dit, c’est l’interprétation d’une situation qui détermine l’action. Vous comprenez ? p. 498

« Supposons, pour les besoins du raisonnement, l’existence d’un objet, une chose réelle. Je l’appellerai l’objet A. Lorsque nous le voyons, ou que nous le tenons, ou que nous l’examinons, nous créons instantanément deux réalités alternatives. L’original, l’objet A, et la perception que nous en avons, que j’appellerai l’objet B. Les deux peuvent être très proches, selon la façon dont nous le voyons, la précision de notre perception ou la finesse de notre interprétation. Maintenant ajoutons un deuxième observateur. Si plus d’une personne observent l’objet A, ils ont la possibilité d’en discuter, d’arriver à un consensus. L’objet A est inchangé, mais l’objet B devient plus réel, plus tangible, plus subtil. Il devient plus crédible. À mesure qu’augmente le nombre de gens qui l’observent et le tiennent et l’examinent, le consensus à son sujet prend de la force. Les suppositions sont de plus en plus nombreuses, et leurs conséquences de plus en plus inarrêtables. L’objet A et l’objet B sont toujours fort semblables, mais ils commencent déjà à diverger. p.499

Exercices spirituels

On trouve la notion d’exercices spirituels chez Habot dans ses Exercices spirituels et philosophie antique.  » il est un de ceux qui ont insisté sur le fait que la philosophie antique était d’abord une manière de vivre, un exercice spirituel, bref une pratique et pas une théorie, un pur champ universitaire comme elle l’est de nos jours.« 

Cette notion est intéressante et mérite d’être réemployée. On peut la voir dans les pratiques scolaires de lecture collective (SIlence On Lit) qui doit être vue comme un exercice spirituel plus que comme un apprentissage du plaisir de lire (qui reste à prouver). Ce sera un plaisir parce que l’exercice sera répété et intégré.

A voir aussi ce que cet exercice de lecture, ou cette pratique comme le présente cet article de the conversation, comment la lecture change notre cerveau, peut apporter à la théorie de l’esprit « définit comme la capacité à attribuer à autrui des pensées, des intentions, des émotions, et être ainsi à même de comprendre et de prédire le comportement des autres. »

La pratique philosophique qui se développe aujourd’hui opère un retour à des exercices proches de ceux qui avaient cours dans les écoles de l’Antiquité. Il ne s’agit pas d’échafauder de grands systèmes ou d’étudier ceux des grands auteurs de l’histoire de la philosophie, mais plutôt de pratiquer des exercices réguliers au moyen du langage afin de cultiver la santé de notre esprit, tout comme certains pratiquent des exercices physiques réguliers afin de cultiver la santé de leur corps.

Ces exercices de pratique philosophique s’appuient sur un certain usage du langage. Ce dernier peut nous servir à nous masquer la réalité par toutes sortes de mensonges et d’illusions que nous entretenons confortablement, mais il peut aussi nous permettre de la dévoiler. Qu’il s’agisse de débat sur un problème, de questionnement, d’argumentation, de conceptualisation, de consultation, de lecture de textes, toutes ces approches ont pour point commun de nous donner l’occasion d’exercer notre jugement par la confrontation avec l’altérité. Se confronter avec l’altérité, cela signifie se risquer à mettre en question ses propres présupposés, à en examiner les limites. Ce qui aura pour effet, sinon de les dépasser, du moins de nous assouplir l’esprit en considérant qu’il est d’autres points de vue possibles tout aussi valables que le nôtre. Le système de représentation et de pensée de chacun d’entre nous fonctionne à partir d’un certain nombre de présupposés dont nous n’avons pas toujours conscience. Nous refusons généralement de les mettre en question, et si d’aventure ils viennent à être discutés, nous nous offusquons, nous nous scandalisons. La pratique philosophique nous invite justement à nous débarrasser de ces barrières d’affects dont nous entourons nos idées. Il s’agit non de confirmer nos présupposés, mais de les mettre au jour, de les observer avec recul, de les problématiser, voire de les critiquer (voir ici). C’est-à-dire, au moins pour le temps de l’atelier, de penser notre « impensable ». Un atelier de philosophie pratique est réussi pour les participants non pas s’ils ont confirmé ce qu’ils pensaient déjà, mais plutôt s’ils se sont mis à penser autrement, à penser ce qu’ils ne pensent pas habituellement et spontanément. Cette dernière idée semblera peut-être évidente à beaucoup de lecteurs. Pourtant, elle est difficile à mettre en pratique tant nous résistons généralement à ce qui bouscule nos habitudes. Se confronter avec l’altérité suppose, pendant un atelier, de mettre en œuvre diverses aptitudes. – Philosopher pour se retrouver – Laurence Boucher p. 111

Lecture de « simili love »

Lecture de « simili love » de Antoine Jaquier sur recommandation de https://usbeketrica.com/article/6-romans-de-science-fiction-a-lire-cet-ete

Grosse déception en regard de la critique dithyrambique et sur l’écriture et sur le scénario et sur les concepts.
La division ternaire de la société est plutôt bien vue, mais les invisibles ne sont pas représentés. Ce que l’auteur appelle les invisibles, c’est le reliquat de « nuit debout », c’est à dire des jeunes gens appartenant à la classe dirigeante, ce qui serait comment faire mais qu’on écoute pas, les pauvres…
Désolé mais dans cette société qui est la notre, les invisibles ne sont pas là !
Désolés aussi de le dire mais dans la société de ce roman, les vrais invisibles ont été éliminés très tôt. On ne le voit guerre mais on le suppose puisqu’ils ne sont pas là et franchement on a l’impression qu’ils ne manquent à personne !
Le franchouillanisme bretonnant me gêne également, mais ça c’est une critique de la SF française de toujours vouloir montrer qu’on n’est pas aux States. Cette critique véhicule peut-être aussi une représentation de l’auteur de ce billet.
Un certain masculinisme aussi me dérange. il manque une scène ou plusieurs de femmes ayant des avatars/poupées sexuelles et réalisant elles aussi leurs fantasmes.

Définir la pauvreté

ATD Quart monde définit la pauvreté selon 9 critères

  • dépossession du pouvoir d’agir
  • souffrance dans le corps
  • combats et résistances
  • maltraitance institutionnelle
  • maltraitances sociales
  • contributions non reconnues
  • Privations matérielles et sociales
  • revenu insuffisant et précaire
  • manque de travail décent

Cette ensemble de critère contribue à stigmatiser, exclure et invisibiliser les populations touchées par la pauvreté et à dénier aux personnes leur statut d’être social.

Avant d’être un problème économique, la pauvreté est d’abord un phénomène éthique

Cours sur la page comme espace – WiP

« la page est un espace d’information s’inspire de listdelist

Objectifs

  1. Appréhender l’évolution des supports d’écriture comme espace
  2. Appréhender la notion de format comme mise en forme et contrainte d’écriture
  3. Différencier la feuille de papier de la feuille numérique et comprendre la fabrication d’une feuille numérique
Activité 1. Les supports d’écriture dans l’histoire

Pour commencer cette activité, un petit tour par le site de la BNF consacré aux supports.

Document de travail

EXERCICE. Par groupe de 2, vous traitez chacun un support. Vous pouvez faire des recherches sur internet pour compléter les informations.

Vous devez rechercher les informations suivantes : pays d’origine, date, rapidité de diffusion, support, matériau, objet pour écrire, type d’écriture. On précise au fur et à mesure de l’activité.

http://classes.bnf.fr/dossisup/supports/index10.htm

http://classes.bnf.fr/dossisup/enbref/1.htm

http://classes.bnf.fr/dossisup/outils/indexo.htm

https://3.bp.blogspot.com/-NZWM5RiwuxE/UVAKEFWO0uI/AAAAAAAAEZ4/nhy-Iud_1pc/s1600/histoire-ecriture2.jpg

http://www.histoire-cigref.org/wp-content/uploads/2014/02/infographie-ecriture-lecture-numerique-cigref.jpg

Pour aller plus loin

http://lewebpedagogique.com/lectures/category/ecrits-de-2009-2010/lecrit-et-ses-supports/

http://classes.bnf.fr/dossiecr/chr-ecri.htm

 

Activité 2. Travail sur les formats : la feuille A0

Préalable : différencier la feuille et la page.

EXERCICE. reconstruire avec l’ensemble des feuilles proposées une feuille A0. Identifier avec les étiquettes les formats de feuille utilisés. Calculez en m2 les superficies de chaque feuille.

Activité 3. Ecrire sur une page blanche

EXERCICE. Dictée. A partir d’un livre ancien que les élèves viennent de découvrir, faire une dictée sur une feuille blanche (une phrase). Au préalable, leur demander de faire un point n’importe où sur la feuille. Et faire débuter la dictée de ce point.

Quelle est la qualité de l’écriture produite ? Que manque-t-il pour améliorer la qualité du texte ? Si je veux écrire à mon amoureux/se, je prend quelle feuille : la feuille à carreau ou la feuille blanche ?

Activité 4. Comment est fabriqué un livre ?

Pourquoi les feuilles du livre ancien proposé en exemple sont-elles attachées ? Comment faire un livre ? A partir d’une feuille, combien de pages sont crées ? Comment numéroter les pages ? Comme préparer l’impression du texte sur une feuille ?

EXERCICE. Pliage d’une feuille pour réaliser un cahier de 16 pages.

Activité 5. Chercher sur des supports différents

EXERCICE. Trois ateliers en parallèle à partir du recueil de recettes sur la Mayenne :

  • Atelier 1. Accéder au pdf en ligne, télécharger le pdf ;
  • Atelier 2. dérouler le rouleau ;
  • Atelier 3. accéder au codex.

Consigne. Exercice de rapidité par atelier, trouver une recette de cuisine utilisant des carottes. On change d’atelier, trouvez une recette avec des navets. On change d’atelier trouvez une recette avec de l’oseille.
Comment avez-vous cherchez ?

Activité 6. Créer une page numérique.

EXERCICE. Sur cette page que vous lisez, sur agerbault, faire un clic droit et afficher la source. Vous obtenez un code informatique, du HTML qui est la base des textes sur un navigateur.

Vous allez sur la messagerie de e-lyco et vous créez un message. Pouvez-vous écrire en dehors du formulaire ? Si vous êtes sur un réseau social, arrivez-vous à écrire en dehors du formulaire ? Avec la feuille à carreau, vous pouvez écrire dans la marge, même si le prof vous dira que vous ne pouvez pas le faire ? Là non.

EXERCICE. On va créer un formulaire en HTML. Prendre notepad+ et copier coller le code ci-dessous. Il s’agit d’un code pour créer un formulaire sur une page numérique. Vous enregistrez sous ET VOUS CHOISISSEZ le format HTML. Vous ouvrez ensuite cette page. Que constatez-vous ? Vous ne pouvez écrire que là où on vous dit d’écrire !

<form action= »/ma-page-de-traitement » method= »post »> <div> <label for= »nom »>Nom :</label> <input type= »text » id= »nom » /> </div> <div> <label for= »courriel »>Courriel :</label> <input type= »email » id= »courriel » /> </div> <div> <label for= »message »>Message :</label> <textarea id= »message »></textarea> </div> </form>

Activité 7. Création d’une page numérique simple

EXERCICE. Créer une page html simple.

Les consignes à suivre se trouve dans le code

<head>
<title>METTRE UN TITRE</title>
<meta tag>METTRE DES MOTS CLES</meta tag>
consigne : le html est un langage à balise. Une balise est symbolisé par les deux signes <BALISE>. UNe <BALISE> s’ouvre et se ferme </BALISE> Le « / » permet la fermeture.
</head>
<body>
Je vais mettre un texte <b>en gras</b>en <em>italique</em> ou <u>souligné</u>
je vais rajouter une image. Pour cela, je copie l’adresse d’une image, que je vais chercher sur internet, et je la colle après le signe « = » dans la balise « src ».
<src=LADRESSE DE MON IMAGE>
et puis je veux aller sur une page wikipedia en lien avec mon sujet. POur cela je vais copier coller l’adresse de cette page dans la balise « a » après le signe « = »
<a href=>MON TEXTE VERS WIKIPEDIA</a>
</body>
</head>

Activité 8. Qu’est-ce que le numérique ?

Une page internet est donc codée en html. Mais comment l’ordinateur fait-il pour la lire ? Un ordinateur ne lit que du binaire, c’est à dire une suite de 0 et de 1.

Sur la page wikipedia, vous pouvez consulter les 128 caractères en ASCII.
https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Standard_Code_for_Information_Interchange

Explication de la lecture du tableau.

EXERCICE. Comment s’écrit la lettre « a » minuscule ? La lettre « A » majuscule, le chiffre « 1 » ? la touche « espace » ? le « ! » ?

Comment l’ordinateur fait-il ?

EXERCICE. Quelqu’un va donner le rythme comme en musique et vous tapez en rythme à chaque fois qu’il y a un « 1 » et vous ne tapez pas quand il y a un « 0 »

Convertir avec le convertisseur un mot en binaire et le jouer

http://www.supportduweb.com/convertisseur-textes-binaire-code-ascii-numerique-ordinateur-secret-encoder-text-binary-chiffrer.html

Nous avons utilisé le battement des mains pour la cadence et le taper du doigt pour l’impulsion. Comment fait l’ordinateur ?

Activité 9. Que voit google ?

Ouvrir la page que vous avez créée sur notepad+.

Rappel un moteur de recherche fonctionne en trois étapes :
1. Le spider va de lien en lien et enregistre les pages dans les bases de données du moteur de recherche
2. L’élève fait une recherche
3. Le moteur fournit une page de résultat

Etape 1. Que fait le spider ?
http://www.supportduweb.com/recuperer-texte-site-ce-que-vois-google-txt-lynx-voir-son-site-en-texte.html

Etape 3. Comment le moteur classe les résultats ?
http://bluepillredpill.vmarquet.io/pagerank/