Pauvre pépé perdu sur l’aire d’autoroute

Pauvre pépé !

pépé c’est le vieux chien de la famille. Un teckel à la colombo, très vieux qui dort tout le temps. Un jour la famille : la mère, le père, les deux enfants, part en vacances. Ils ont un long trajet par l’autoroute à faire et il faut qu’ils soient arrivés avant la nuit car demain matin, c’est la plage des vacances.

Ils s’arrêtent sur une aire d’autoroute. Pauvre Pépé va se balader, faire son pissou, découvrir le coin. En chemin, il discute avec un berger allemand qui lui raconte l’histoire de la levrette de die. Il course de ses vieilles pattes un épagneul breton. Il batifole quoi ! Un petit vent se lève. Oh mais il fait frisquet tout à coup ! C’est l’heure rentrer à la voiture. Pauvre Pépé s’en retourne cahin-cahan vers la voiture. Il arrive mais il n’y a plus de voiture. Regard étonné de Pépé, il tourne à droite et il tourne à gauche. Il doit bien se rendre à l’évidence, pas de voiture. Pauvre pépé est un chien qui en a vu d’autres et il a confiance en ses maîtres. Ils vont revenir ! Hein ?

Sur l’autoroute, plus loin, chacun somnole dans la voiture pendant que la mère conduit vers les vacances. Tout à coup éclat de voix dans la voiture. « On a oublié Pauvre Pépé sur l’aire d’autoroute ! » Que faire ? On est sur l’autoroute, on ne peut pas retourner comme ça. La prochaine sortie est à 30 km, c’est loin. Il faut être arrivé avant la nuit. Tant pis, on ne peut pas revenir, alors on continue la route, avec mauvaise conscience. On dira aux enfants plus tard qu’il s’est sauvé en arrivant.

Pauvre Pépé attend toujours !

Redites l’histoire

quelles questions voyez vous ?

Que pensez-vous de cette histoire ?

thèmes

  • Le rapport à l’animal / humain non-humain / éthique et droit / jusqu’où aimer un animal ? A-t-on des droits envers un animal de compagnie ?

  • Le rapport coût / bénéfice – retourne-t-on pour un animal ? Pour u doudou ? Pour la serviette de toilette ? Pour le porte-monnaie ? Pour un enfant ? Pour grand-père ?

  • Déterminismes techniques et restriction de la liberté : pourquoi on ne peut pas faire demi-tour : ce qu’on gagne, ce qu’on perd à être sur l’autoroute. On va vite mais on ne peut pas revenir en arrière. Connaissez-vous d’autres déterminismes techniques comme ça qui contraignent en même temps qu’ils proposent un confort ?

Dieu n’a pas d’adresse

Préparation d’un atelier philo à partir de l’histoire de Ernie Sanders et de Mircea Pavel qui ont tous les deux porté plainte contre Dieu, le premier en tant que sénateur du Nebraska contre les intempéries supposément provoqués par Dieu, le second, condamné pour meurtre, parce que Dieu, n’a pas respecté le contrat de sa naissance de le délivrer du mal. La réponse fut la même dans les deux cas : Dieu n’est pas justiciable, il n’a pas d’adresse.

La capacité à aller loin

Aller loin cela signifie,

  • faire les meilleures études possibles et de manière générale, pour les humains, vouloir le meilleur pour ses enfants. Aller loin, c’est toujours aller plus loin que là où le parent est arrivé. Sortir de son état.
  • pouvoir choisir les destinations en terme de distance. Certains feront 100 km pour partir en vacances et d’autres iront à l’autre bout du monde. Pour certains, cela constituera le voyage d’une vie et pour d’autres, ils en feront trois par an. POur certain, il s’agira d’être en spectateur comme le touriste attendant la star devant le palais des festivals de Cannes, pour d’autre, il s’agira de mener la vie de château de cette même star avant la représentation devant le même palais et si possible la tutoyer
  • Aller loin c’est enfin pouvoir mener la vie sans contraintes et sans être inquiété. Plus on s’élève dans la hiérarchie et plus on a cette possibilité. Par contre, plus on est bas et plus on est surveillé. Il y a donc une échelle implicite de la surveillance du bas vers le haut.

Aller loin, c’est une question de distance et de liberté quand la liberté est vécu comme synonyme de la non contrainte de déplacement.

Pour Lancer un débat sur la guerre en 5e

Le déclencheur : une histoire sous forme de conte

« il était une fois deux pays qui était voisin : Le pays de Bric et le pays de Broc. Ces deux pays vivaient en paix depuis très très très longtemps. Tellement longtemps que personne ne se souvenait avoir entendu un jour son grand père parler d’un de ses grands pères qui aurait entendu dire que…

Tout n’était pas rose, loin s’en faut ! Les gens de Bric mangeait à droite et ceux de Broc à gauche. Ces derniers portaient la barbe haute alors que les premiers avaient une large moustache. Dans un pays on disait « bonjour ma mie » et dans l’autre « salut poupoule ».

Les gens de Bric disaient que les gens de broc sentaient la bique alors que ceux de Broc pensait qu’à Bric c’était un peu brac ! M’enfin, l’un dans l’autre, chacun restait chez soi et tout se passait pour le mieux.

Hors il advint qu’un jour, une pauvre chèvre en vint à traverser du pays de bric pour aller brouter vers le pays de broc. Cet évènement suscita la colère des habitants du pays de broc qui en parlèrent à leur roi Brochard III.

Celui-ci adressa une véhémente supplique à son alter ego Brice de Bric pour lui demander que l’impertinente soit punie sévèrement. Seulement voilà, Brice de Bric aimait bien cette chèvre. C’était la chèvre préférée de sa fille Bricomterobert.

Il dit alors que la suffisance des têtes de Broc (une insulte en langage briochien) à vouloir punir cette chèvre était bien lamentable et la demande pour tout dire « ça s’fait pas meussieu ».

S’en suivit un bric à brac d’insultes abracadabrantesques brictamère, broc au lit, face de bric, fesses de broc….

Un jour, qu’une insulte plus virulente qu’une autre avait été lancée, Brochard 3 se réunit en son conseil. Il écouta ses plus fidèles conseillers, entendit leurs arguments, l’énoncé des faits et les hypothèses les plus farfelues. Pour finir il leur posa la question : mais allo,  quoi, que faire ?

  • Brocard le grand déclara « parsembleu c’est la guerre qu’il veut le Brice de Bric.
  • Bron tête de pioche déclara « ah la guerre ah la guerre »
  • brocdugnou de la tête en bas s’emballa « mais la guerre, mon roi, mais la guerre ».

Ils firent tant de bruit que le peuple s’emballa ! « bouttont la morgeuhhhhhs de ces briqués brigands » dirent-ils tous en coeur ! « Sonnons le canon », « découpons les abatis », « dégorgeons les dragons », « croquenufiant en coeur ! »

Brochard en majesté, le bon roi Brochard pleinement souverain et grelotant, déclara alors

  • Alors ce sera la guerre   ?

La Guerre ! la guerre ! Que l’on fourbissent les armes ! Préparer les canons, les arcquebuse et les boulets ! Que saignent le pays de Bric !

Oui mais… Ca fait mal la guerre ? Non ? personne ne sait ?

Mais qu’est ce que la guerre quand on en a perdu la mémoire ?

Compte-rendu de la première séance

Une fois l’histoire lue nous lançons le débat sur la notion de guerre avec un tour de table. Les élèves donnent leur définition propre. A la fin de la séance, nous arrivons à différencier une querelle (le terme n’est pas donné), d’une vendetta et de la guerre. Ce dernier nécessite une organisation, une planification, des rôles etc. Cette distinction est faite suite à une expérience d’élève évoquant les conflits entre bandes de jeunes et police. Violence n’est pas synonyme de guerre.

Au cours de la séance, la mémoire de la guerre est aussi évoquée. Comment les élèves connaissent la guerre : par la mémoire directe (très peu mais nous avons une enfant adoptée très jeune qui est venue d’un pays en guerre), par la mémoire des anciens (très peu), par les monuments aux morts et les commémorations, par les cours, par les jeux vidéo et les films. Ils ‘agit donc essentiellement d’une mémoire indirecte.

Très rapidement a été évoqué la question du droit de la guerre.

Une vidéo support sur les débuts de la seconde guerre mondiale pour la séance 2

L’argumentaire à travailler

On peut trouver un traitement de ce thème de la guerre chez Yves Michaud, l’atlas de la philosophie, Frédéric Lenoir et Brigitte Labbé.

La guerre est un phénomène social. La guerre est quelque chose d’organisé qui demande des ressources d’un Etat. La guerre a une certaine logique qui dépasse normalement le simple assouvissement des passions. La guerre est rationnelle.

Pour certain la guerre est dans la nature humaine (Hobbes – « la guerre de tous contre tous ») et le rôle de l’Etat est justement de confisquer la violence à son profit (max weber) car la paix est désirable car seule à même de préserver la vie. Pour Clausewitz, la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens.

Pour Mo Ti (atlas de la philosophie p25), le salut du peuple est le principe premier du bon gouvernement. La guerre est donc un échec car elle n’est pas profitable au peuple.  Pour d’autre d’un homme corrompu qui doit retrouver une innocence (l’état de nature de Rousseau). L’homme a les moyens, par la discussion et la négociation, par la mise en relation et par le commerce de passer outre (Rousseau et Locke). Dominique de Villepin dit la même chose au conseil de l’ONU, rejoignant à la fois Hobbes, Clausewitz et ROusseau « la guerre est toujours la sanction d’un échec », celui de la politique et des discussions.

Pour Héraclite, la guerre est l’essence même de la rencontre entre les contraires. C’est donc une nécessité. On peut retrouver cette idée chez Chantal Mouffe qui voit dans le conflit entre les contraires, une possibilité de sortir du projet de Hobbes de violence d’Etat par la radicalité démocratique. C’est parce qu’il y a conflit qu’il y a démocratie. C’est dans le conflit que vit la démocratie.

Arguments

Ce qui suit est sujet à caution. Il s’agit surtout de noter à grand traits quelques thèmes donc certainement beaucoup de raccourcis.

A lire aussi

La violence est le monopole de l’Etat qu’il applique au moyen de la police (violence intérieure) et de l’armée (violence extérieure). C’est la théorie de hobbes et de Max Weber.  A l’opposé, Rousseau pense que le conflit peut être subsumer par la négociation et la discussion et que l’éducation est au coeur de de processus. Attention cependant à ne pas confondre la guerre et la violence (violence individuelle, violence légitime…) , la guerre et le conflit (un conflit peut ne pas être violent mais être source d’argumentation comme dans le débat). Un conflit peut ensuite être une forme atténuée ou en construction de la guerre. Voir aussi si la paix est seulement le contraire de la guerre. Cela peut aussi être vu comme une période sans violence.

La guerre est définie par des règles et un droit, attesté depuis l’antiquité et qui interdit la guerre totale, c’est à dire la guerre sans règles. On distingue trois principes essentiels à la constitution de ce droit : un principe d’humanité, un principe de discrimination et un principe de proportionnalité.

Une guerre peut donc être légale si elle répond au droit de la guerre (conventions de la Haye, conventions de Genève, droit humanitaire, droit international, ONU…) Elle peut aussi être légitime quand l’un des acteurs est fondés moralement à faire la guerre. Les guerres de décolonisation rentreraient peut être dans cette catégorie ou alors les guerres de défense contre un agresseur.

Les doctrines de la guerre juste sont des doctrines anciennes fondées par l’Eglise et qui sont à la base du droit de la guerre. On peut citer les guerres pour la défense de la foi (croisade, jihad), les politiques en faveur de la trêve et de la paix de Dieu afin d’imposer des jours (le dimanche) et des périodes (les fêtes religieuses) de paix. Elles sont théorisées par Saint Augustin et Thomas d’Aquin.

La guerre est conduite par des soldats et doit exclure normalement les civils. La Nation cependant peut aussi être amené à prendre les armes dans une logique de libération du territoire nationale. Clausewitz a théorisé la guerre populaire.

Cela fait 80 ans que l’Europe n’a pas connu la guerre sur son sol, à quelques marges près. Dans tous les cas, l’Europe dite occidentale. Ce n’est pas le cas partout dans le monde et la guerre reste endémique. voir la carte sur les conflits en temps réel.

Aujourd’hui l’Europe reste engagées dans plusieurs conflits dit extérieurs. Pour la France, les principaux sont le Mali et la Syrie. Néanmoins ces sociétés rechignent désormais à faire la guerre. Au siècle dernier des groupements politiques, des hommes politiques ont pu s’opposer à la guerre pour des raisons politiques, et on se souvient du discours de Dominique de VIllepin, évoquant ce vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie…

Aujourd’hui triompherai plutôt la peur de perdre le confort de la paix. C’est en opposition au conflit démocratique. Et on peut se demander si le refus du conflit permet-il de résoudre les problèmes ?

On peut donc peut être envisager la fin de la guerre. Ce n’est pourtant pas une bonne nouvelle si on suit le commentaire sur le livre théorie du drône de Grégoire Chamayou. Avec la fin de la confrontation directe entre les combattants les pays occidentaux recours à cette chasse à l’homme, un good kill. où celui qui est assassiné l’est d’abord par l’observation d’une signature comportementale. Cela soustrait toute possibilité de pertes de vies humaines parmi les soldats…, élément si sensible dans l’opinion. Ce faisant, en rendant asymétrique le conflit, ceux sont les règles de la guerre qui sont bafouées.

A l’opposé de cette conception se développe également d’autres types de conflits, théorisé au 20e siècle : la guerre civile et la guerre de partisans. On pourrait aussi éventuellement voir dans le terrorisme une autre forme de guerre qui serait le pendant à la guerre technologique. Une guerre du pauvre où l’individu devient arme et où il lui est demandé de frapper n’importe où, n’importe quand afin d’entretenir un climat de peur et de saturer l’espace médiatique. Ce qui importe alors est la victoire dans les médias. Voir les propos de Gérard Chailland, poète et aventurier revient sur cette question de la guerre actuelle.

La question technologique est aussi au coeur de la guerre. L’invasion de la Pologne par Hitler a vu une armée polonaise de cavalier affronter les panzer allemands. Avoir un avantage technologique minimum, sans enfreindre le principe de proportionnalité peut être déterminant. Il s’agit avant tout de vaincre, le plus proprement possible. Et toutes les énergies sont nécessaires. Vinci, du haut de son génie fut d’abord un ingénieur militaire. La guerre permet aussi des progrès techniques, l’exemple classique de la pénicilline étant là pour le rappeler.

A consulter pourquoi on joue à la guerre

 

 

Gyges et le pouvoir d’invisibilité

Petit amusement du matin, une réécriture sans prétention de l’anneau de Gygès. C’est une des histoires les plus célèbres de la philosophie. On la retrouve traitée dans la plupart des titres autour de la philosophie pour enfant et notamment dans le cadre de l’EMC.

Ce qui en ressort en règle générale, si on suit le dispositif mis en place par cette fiche, c’est que une fois invisible, voici ce que nous ferions :

  • vols, chapardage…
  • vengeance…
  • pouvoir et honneurs

et bien sûr on en arrive au sentiment d’impunité, à la la liberté sans entrave, à la question de la loi…

Mais on ne questionne pas la notion d’invisibilité créée par la sensation d’anonymat. L’histoire pourrait être réécrite de cette manière (ceci est une ébauche rapide qui peut être améliorée) :

Gygès était un jeune youtubeur qui créait des vidéos et partageait ses créations avec sa communauté de youtubeurs. Ils regardait également ceux que faisaient ses amis numériques. Un jour qu’il parcourait avec envie le web à la découverte de nouveaux contenus, il découvrit sur 4chan des richesses insoupçonnées et notamment un forum qui s’appelait le ring et qui promettait l’anonymat éternel.

Intriqué, il s’empara du ring et créa autant de pseudos indétectacles. Du jour au lendemain, il disparut de la vue de ses followers et se créa autant de pseudonymes répondant à toutes ses envies : gamers surpuissants (car il acheta des vies et des profils d’avatar en Chine), mâle alpha sur Youporn, téléchargeur compulsif sur free téléchargement à la recherche de la dernière série netflix.

Encouragé par son anonymat, il commença aussi à dealer de la coke en se servant des bitcoins, puis avec l’argent obtenu, il se dit qu’investir dans l’esclavage pouvait être lucratif, mais cela ne lui suffisait pas.

Alors, il commença à créer des pseudos populaires pour communiquer avec ses semblables, élargir ses réseaux sociaux et devenir un média dominant.

A un moment il fut amoureux d’une image de jeune fille vue sur Facebook. Le profil moins de quinze ans l’attira beaucoup. Adroitement il devint son ami et à force de connivence et de rire, de persévérance, de flatteries et d’affichage de ses performances il réussit à obtenir un rendez-vous sur skype, Il lui demanda alors de se déshabiller devant lui  il prit des photos qu’il diffusa partout sur facebook, lui pourrissant son feed. Il se dit qu’il avait peut être là un moyen de bien gagner sa vie. Avec un peu d’effort le marché de la croyance lui apporterai certainement des possibilités intéressantes. De toute façon, il n’avait même plus besoin d’entrer en contact puisqu’il savait désormais comment commander à distance les caméras des gens.

Il discuta aussi sur twitter avec un grand homme Donal T qui lui expliqua comment outrager le plus les gens pour qu’on parle de lui et se faire ainsi adorer voracement sur l’autel du veau d’or. Ce dernier lui dit que l’arrogance était pardonnée à condition 1. d’arriver à faire croire aux gens qu’ils étaient les vraisgens, 2. de savoir que les vraisgens n’avait que 8 secondes d’autonomie attentionnelle et 3. de toujours créer du buz de plus en plus vite pour faire croire à la nouveauté.

Et alors il se rendit compte que les vraisgens commençaient à rechercher sa compagnie, lui qui disait les véritésquetousnedisaientpas. Il lui suffisait alors de dire ce que les vraisgens voulaient entendre. Avec plusieurs profils, il eu plusieurs communautés différentes. A l’une il pouvait dire que les blancs étaient supérieurs aux noirs et à l’autre l’inverse. Il pouvait discuter avec les extra-terrestres ou guérir le cancer, prouver que les fauxgensauxnezcrochus dirigeaient le monde depuis la palestrisraelle ou encore avoir découvert, avant tout le monde et contre tout le monde, la recette du bonheur pour tout le monde. Il l’intitula AdolfetJoseph.

Dans son ancienne vie, un jour, un fauxgens lui avait dit quelque chose qui lui avait fait mal. Fort de ses multiples rôles acquis sur le ring, il commença des battles homériques qui causèrent énormément de dégât à ce fauxgens. Un jour il révélait qu’il était gay et un autre jour qu’il sentait pas bon ou  qu’il était troyen. Ce faux gens se suicida et tous les vraisgens applaudirent la suppression de ce profil dérangeant que tout le monde connaissait depuis 10 minutes.

Enfin il pu annoncer sur facebook qu’il épousait le profil de Kim K, la plusmeilleurebonasse de la télé réalité. D’ailleurs avec l’argent récolté il était devenu le propriétaire de l’émission et il avait pu investir en bourse sur Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft et aussi Netflix, Airb’N’B, Tesla et Uber. Il déclara que désormais tous ses profils croyaient à la vie éternelle. Derrière chaque profils désormais il y avait un bot animé par une vive et melliflue intelligence artificielle qui captait les moindres frémissements de l’air autour des vraisgens et des fauxgens.

Lui s’était fait cryogénisé.