Être vivant

Une partie de l’article (surligné) vient de la préparation de l’atelier « dieu n’a pas d’adresse« 

C’est quoi être vivant. Un corps vivant, c’est un corps qui n’est ni « mort » (corps qui a perdu la vie) ni « inerte » (corps qui n’a jamais possédé la vie). 

C’est croître et grandir jusque vers la mort. Nous ne pouvons avoir qu’une expérience de la vie et il nous est impossible d’avoir une expérience de la mort (épicure). La vie c’est des processus biologiques qui ont une généalogie, des premières bactéries, il y a trois milliards d’années aux nouveaux animaux de compagnie et à la sélection du vivant.

Un être vivant perçoit son environnement par les sens (humains et animaux) mais aussi par d’autres processus chimique ou électrique. Un être vivant vit en symbiose avec son environnement (les racines des arbres et les champignons par exemple ou les bactéries dans le corps des mammifères). Un être vivant ne fait pas que vivre, il existe car il est en relation avec son environnement. Un être vivant transforme les perceptions de son environnement en « émotion ». Il est organisé autour de deux principes de douleur et de plaisir.

On peut définir le vivant de différente manière. Conceptuellement, la définition privilégiée est celle du « chemoton » formalisé en 1971 par le biochimiste et biomathématicien hongrois Tibor Gánti : un métabolisme, un mode de reproduction et une membrane. D’autres sciences ont élaboré des définitions ou sont marqué par l’absence de définition comme en biologie.

L’élément de base du vivant est la cellule, apparue probablement il y a 3.5 milliards d’année. Les conditions d’apparition du vivant sur la terre sont liées à la présence d’eau et de carbone.

En effet, il n’existe pas une seule définition de la vie mais des dizaines, selon la discipline scientifique ou l’angle sous lequel on choisit d’aborder le sujet.
Cette multitude de définitions scientifiques recouvre bien souvent de grandes caractéristiques communes : l’élaboration par « soi-même » de structures macromoléculaires complexes telles que les protéines, l’aptitude à mobiliser l’énergie nécessaire à la synthèse et au maintien de cette organisation, la capacité à se reproduire ou se multiplier plus ou moins à l’identique, une sensibilité à la sélection de type darwinienne…

Auto-organisation, métabolisme, reproduction et évolution forment ainsi le socle sur lequel repose la plupart des définitions actuelles de la vie. Cette dernière peut également être définie du point de vue de ses constituants essentiels que sont les acides nucléiques (ARN et ADN), les protéines, les glucides et les lipides.

Chacune de ces entités a en effet la particularité d’être dédiée à une fonction identique chez tous les êtres vivants connus: supporter et transmettre l’information pour les acides nucléiques, assurer l’organisation structurale et les réactions de catalyse biochimique pour les protéines, les glucides et pour certains ARN, délimiter les compartiments pour les lipides.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *