Être humain

Une partie de l’article (surligné) vient de la préparation de l’atelier « Dieu n’a pas d’adresse« 

  • un être humain peut être décrit comme un être vivant avec un corps indivisible (caractéristique de l’individu) composé de jambes, de bras, d’organe… Dans cette logique du vivant, c’est un animal vertébré, un mammifère, un animal grégaire. Dans cette logique du vivant, il est polarisé par les deux principes de souffrance et de plaisir, fuyant l’un et recherchant l’autre. Si on veut aller plus loin, on peut le comparer à un autre animal pour voir ce qui fait sa spécificité.

On peut donc dire qu’il est social, réflexif, ayant des sentiments, c’est à dire qu’il est capable de produire un discours sur les émotions qu’il sait reconnaitre et nommer. Il peut faire des expériences, c’est à dire qu’il a la faculté de produire un discours sur ce qu’il fait. Il est dit homo faber car il a la capacité à créer ses outils en observant les situations, en les analysant et en produisant l’idée de l’objet à créer.

Il est capable d’apprendre explicitement par mis en place d’un dispositif spécifique d’apprentissage et pas seulement par imitation et observation.   Il est producteur de culture.

Une des caractéristiques communes à ces différents processus et la capacité à manier les symboles par un langage complexe.

Ce qui va différencier un être humain d’un animal, ce n’est pas la réalité des émotions qu’il ressent mais le fait qu’il puisse les dire (langage) et en avoir conscience (conscience de soi et réflexivité – c’est le cogito ego sunt – et donc la subjectivation) et donc les transformer en sentiment : éprouver de la douleur (animal) et souffrir (homme qui perçoit en lui la douleur et qui sait en appréhender les signaux pour agir). Cependant la perception vécue de l’animal échappe à l’être humain.

Cependant, comme le rappelle l’article comment les animaux se transmettent les savoirs de sciences humaines, 298, décembre 2017, les animaux ont aussi des cultures (théorie qui n’est pas partagée par l’ensemble du monde scientifique). Les jeunes sont capables d’apprendre par observation et par imitation (simple copie sans compréhension d’un geste ou émulation visant à s’approprier le geste et à le transformer dans sa pratique), mais chez certaines espèces, ce qui ressemble à des apprentissages explicites apparaît comme le léopard ou le chat qui apporte une victime encore vivante et laisse le petit « jouer » avec, l’orque à qui la mère apprend à chasser le phoque par échouage, le chimpanzé qui se sert d’outils pour prendre la moelle ou le jeune suricate à qui on donne un scorpion pour apprendre à jouer avec.

En ce qui concerne les outils, il n’est pas le seul à en utiliser comme la mouette lâchant les coquillages de haut afin qu’il se fracasse sur le sol.

un être humain est donc un individu, en ce sens qu’il appartient à une espèce, une personne car il est unique et joue son rôle au mieux de l’environnement dans lequel il est et des situation dans lesquelles il interfère. C’est enfin un sujet car il a la conscience de soi.

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