L’homme qui plantait les arbres

Ressources pour un atelier préparant au travail du potager au collège

https://mrmondialisation.org/perou-on-fait-revivre-les-savoirs-lies-aux-plantes-medicinales/

Les savoirs des Kayapo http://www.terresacree.org/kayapo2.htm

Voir Yacouba Sawadogo http://meteopolitique.com/Fiches/Heros-Heroines/Yacouba-Sawadogo/Yacouba-Sawadogo-l-africain-qui-plantait-des-arbres.htm

Voir la méthode Myiawaki https://positivr.fr/methode-akira-miyawaki-reforestation-arbres/

en temps réel, les hectares de forêts détruit dans le monde – https://www.planetoscope.com/forets/274-deforestation—hectares-de-foret-detruits-dans-le-monde.html

Ecosia, un moteur de recherche qui donne de l’argent contre la déforestation

non lu cet article d’un japonais qui a une méthode originale de reboisement

Cet homme a créé une méthode pour reboiser dix fois plus vite les zones déforestées

La Chine repeuple le désert

 

 

 

distinguer fait et évènement, idée de scénario

Activité à faire avec deux profs. On scinde la classe en deux. Un groupe sort de la salle en auto-gestion – 10 minutes.. L’autre groupe reste dans la classe.
Un enseignant donne plusieurs informations plus ou moins importantes. A un moment, l’autre enseignant dit vouloir proposer une expérience. (c’est le premier enseignant qui lancera le début et la fin de l’expérience – alors que le second sera acteur).
Le second enseignant demande à un élève de se lever et le bouscule intentionnellement et démonstrativement – peut être avertir cet élève au préalable.
euh ça s’fait pas monsieur,patatati, patata.
Là le premier enseignant siffle la fin de la situation et débriefe :

Les enseignants demandent au groupe ce qu’il pense de la situation. On doit arriver à la notion de fait, c’est à dire une situation avec une transgression
donc deux acteurs, une situation, une norme transgressée (le prof qui bouscule) des témoins (les autres membres du groupe)

Les enseignants font entrer le deuxième groupe. Les témoins doivent alors dire ce qu’ils ont vu, ce qui s’est passé pendant les 10 minutes. Et bien sûr ce qui devrait émerger ce serait l’altercation.

On construit alors la notion d’évènement comme discours sur un fait. Les témoins deviennent alors les sources pour le groupe du dehors qui va pouvoir commenter l’évènement.

Dans un troisième temps, des membres du deuxième groupe peuvent tenir une conversation imaginaire sur cet évènement. Dans le même temps, les témoins peuvent écrire un article sur la question.

Pauvre pépé perdu sur l’aire d’autoroute

Pauvre pépé !

pépé c’est le vieux chien de la famille. Un teckel à la colombo, très vieux qui dort tout le temps. Un jour la famille : la mère, le père, les deux enfants, part en vacances. Ils ont un long trajet par l’autoroute à faire et il faut qu’ils soient arrivés avant la nuit car demain matin, c’est la plage des vacances.

Ils s’arrêtent sur une aire d’autoroute. Pauvre Pépé va se balader, faire son pissou, découvrir le coin. En chemin, il discute avec un berger allemand qui lui raconte l’histoire de la levrette de die. Il course de ses vieilles pattes un épagneul breton. Il batifole quoi ! Un petit vent se lève. Oh mais il fait frisquet tout à coup ! C’est l’heure rentrer à la voiture. Pauvre Pépé s’en retourne cahin-cahan vers la voiture. Il arrive mais il n’y a plus de voiture. Regard étonné de Pépé, il tourne à droite et il tourne à gauche. Il doit bien se rendre à l’évidence, pas de voiture. Pauvre pépé est un chien qui en a vu d’autres et il a confiance en ses maîtres. Ils vont revenir ! Hein ?

Sur l’autoroute, plus loin, chacun somnole dans la voiture pendant que la mère conduit vers les vacances. Tout à coup éclat de voix dans la voiture. « On a oublié Pauvre Pépé sur l’aire d’autoroute ! » Que faire ? On est sur l’autoroute, on ne peut pas retourner comme ça. La prochaine sortie est à 30 km, c’est loin. Il faut être arrivé avant la nuit. Tant pis, on ne peut pas revenir, alors on continue la route, avec mauvaise conscience. On dira aux enfants plus tard qu’il s’est sauvé en arrivant.

Pauvre Pépé attend toujours !

Redites l’histoire

quelles questions voyez vous ?

Que pensez-vous de cette histoire ?

thèmes

  • Le rapport à l’animal / humain non-humain / éthique et droit / jusqu’où aimer un animal ? A-t-on des droits envers un animal de compagnie ?

  • Le rapport coût / bénéfice – retourne-t-on pour un animal ? Pour u doudou ? Pour la serviette de toilette ? Pour le porte-monnaie ? Pour un enfant ? Pour grand-père ?

  • Déterminismes techniques et restriction de la liberté : pourquoi on ne peut pas faire demi-tour : ce qu’on gagne, ce qu’on perd à être sur l’autoroute. On va vite mais on ne peut pas revenir en arrière. Connaissez-vous d’autres déterminismes techniques comme ça qui contraignent en même temps qu’ils proposent un confort ?

Retour réflexif sur la séance « dieu n’a pas d’adresse »

Cette séance a concerné 11 demi-groupe de 10 à 15 élèves de 6e. Elle s’inscrit dans un dispositif qui concerne les 6e uniquement : les ateliers info-doc. Dans ces ateliers l’auteur de l’article travaille avec les élèves autour de l’information. Le fil directeur de l’année est la notion d’adresse. Ce qui a été fait :

  • – Le collège est un ensemble de lieu qui ont des adresses (les salles, les bâtiments…)
  • – Le CDI est un de ces lieux dans lequel des objets, les livres ont des adresses. Les élèves ont fait le plan du CDI et ont identifié les différents espaces.
  • – La ville est un espace d’adresses. Une sortie vers la médiathèque a été organisée. Sur le chemin vers la médiathèque les élèves ont eu à repérer, sur une carte avec des gommettes, les différents objets et réseaux (route, vélo, bus, prise d’eaux, égouts, bâtiments divers, poste, pompiers…) qu’ils ont rencontrés.
  • – La visite de la médiathèque avait été préparé, avant la sortie, en préparant l’itinéraire, du collège vers la médiathèque, sur openstreetmap. Cela a été l’occasion de travailler sur l’adresse GPS.
  • – La médiathèque a aussi des objets adressés : livres, JV, CD…
  • – C’est dans ce contexte que s’insère l’atelier philosophie. C’est une introduction au travail qui se poursuit sur l’adresse IP d’un ordinateur en réseau (espace numérique)  et le chemin que prend l’information entre le click du lien d’un site qui se trouve sur une page de résultat et le chargement de la page…
  • Cette séance est prévue sur une heure et sert d’introduction au cours sur l’adresse IP. Ce choix est arbitraire. L ‘année prochaine, il faudra rendre cohérent l’insertion des temps philosophiques et documentaires.

La séance se passe au CDI (centre de documentation et d’information). Les élèves sont assis en rond et l’animateur/enseignant est avec eux dans le cercle. Il y a un bâton de parole, qui est un enregistreur. Il n’y a pas d’autres rôles définis. L’animateur/enseignant est identifié comme tel. La séance ne donnera pas lieu à la création d’une trace écrite, même si une réflexion existe sur la mise en place d’une séance ultérieure, reprenant la base de cette séance afin de lancer une recherche sur les thèmes : personne, humain et vivant.

Le statut de cette séance est d’être un work in progress en vue de préparer l’année prochaine. Il s’agit donc d’essayer et de remédier à ce qui a été fait.

Dans un premier temps, l’animateur/enseignant lis la première partie de l’histoire et je demande aux élèves ce qu’ils en pensent. Il attend deux arguments, la responsabilité individuelle de ses actes d’une part et le fait que Dieu ne soit pas adressable et ne soit donc pas une personne. Être accessible ne signifie pas forcément avoir un habitat. Il est toujours possible, même avec difficulté, de trouver quelqu’un. Et si ce n’est pas possible les limites sont physiques et non de l’ordre de la transcendance.

On peut localiser potentiellement quelqu’un sur cette planète. Pendant longtemps, il s’est agit de demander un chemin :

  • « t’as pas vu untel ?
  • « Si il est partit par là… »
  • ou alors « Tu tourne à droite, tu va tout droit… « 
  • ou alors « tu devrais demander à machin… »
  • ou alors, « 35, rue de shiva, 12000 shivapa ».

Aujourd’hui avec les progrès techniques des technologies de surveillance, on peut retrouver quelqu’un via la vidéosurveillance ou un gps ou un wifi et alors l’adresse devient quelque chose du genre : « untel était là à 12h40 ».

Quelque soit la méthode, Il suffit de consacrer du temps pour trouver quelqu’un en analysant ses traces d’activité. Il ne faut pas oublier que l’invention des adresses répond à cette demande de localiser les bandits et les mauvais payeurs de l’impôt. L’invention de ce dispositif technique et juridique a été d’abord pensée pour cela. Donc la question des justifiables importe peu finalement au regard de la volonté de fixer les individus.

Ensuite, l’animateur/enseignant donne aux élèves la conclusion de l’histoire et induit le traitement de trois thèmes liés :

  • – qu’est-ce qu’une personne ?
  • – qu’est-ce qu’un être humain ?
  • – qu’est-ce qu’un être vivant ?

L’idée est à chaque fois de remonter vers le niveau supérieur afin d’une part de distinguer ce qui fait que « nous sommes qui nous sommes » et d’autre part de montrer que l’adresse est constitutive de la personne. La séance dure une heure et doit déboucher sur cette conclusion : l’adresse comme localisation d’un objet dans un espace/réseau.

En conclusion, l’animateur/enseignant n’est pas satisfait de plusieurs choses :

  • – Les relances faites ne sont pas assez engageantes. Il faut re-travailler à la fois sur la posture et sur le style de l’animation. L’animateur/enseignant se trouve trop directif et ressent le besoin de lâcher prise.
  • – la séance n’a pas forcément beaucoup de sens pour les élèves, mais cela tient aussi au fait que c’est un test pour l’animateur/enseignant afin de préparer l’année prochaine. Cependant il faudra que cette séance soit mieux intégrée dans le programme.
  • – la liaison entre la discussion et la suite documentaire de la séquence n’est pas suffisamment explicite. Alors comment faire ? Une piste vers cet article sur la pratique philosophique et de la pratique artistique qui le dit bien, il ne s’agit pas de faire l’un et l’autre mais de proposer un dispositif qui permettent de faire les deux en même temps et qui soit un support de mise en communauté.
  • – Sur les notions, deux pistes sont envisageables : la notion d’espace / réseau et l’accès selon deux modes :
    • * cheminement d’un point vers un autre jusqu’à l’accès à l’endroit visé (indiquer le chemin)
    • * ou alors accès directe par planification/localisation.

Au final, l’année prochaine, l’animateur/enseignant souhaitent que les élèves sachent ce qu’est une adresse dans un espace, que chaque objet a une adresse (mais dieu qui n’est pas objectivable n’a pas d’adresse) et donc que donner une adresse à quelqu’un c’est l’objectiver afin de le retrouver (l’adresse a été créé pour « loger » les soldats en débandade de l’armée louisquatorzième et tout ce qui faisait un mauvais sujet qui ne payait pas l’impôt) et que retrouver quelqu’un ou quelque chose c’est partir d’un point A vers un point B, soit en créant son parcours par cheminement, par essai / erreur, par divagation de point à point OU en anticipant le trajet et en passant par une représentation de la route à suivre.

Ebauche 2. Lâcher prise

cet article vise à travailler sur la posture et le rôle de l ‘animateur, qui est au coeur de la problématique.

L’improvisation est un art de la présence pleine, elle échappe au plan. « L’improvisateur est dans l’instant et dans la circonstance ; sa pensée ne s’enferme pas dans ses propres règles logiques, dans le fil serré de ses idées, mais s’anime de l’occasion qui lui est offerte par un autre ou par une situation. Il doit être présent au monde et non retranché dans la forteresse de sa pensée »2 Elle travaille un certain rapport au réel caractérisé par une ouverture à l’autre. « Il faut moins savoir s’affirmer qu’écouter ; moins savoir juger et critiquer […] que savoir dire oui à la proposition faite par l’autre, même lorsqu’elle nous prend de court »3. Il s’agit donc de faire de l’accident un acte conscient, une « occasion », un « art de saisir au vol le moment propice, unique, pour agir adéquatement ».

 

Ebauche 1. Programme 2018-2019

Ebauche, c’est les premières réflexions que je vais poser pour le mémoire de DU qui doit être rendu le 10 août dans le cadre du DU philo dans la classe et dans la Cité.

Séance 1 de pré-rentrée. Un atelier agsas 30 min. Un atelier lecture 30 min.

Séance 2. Lecture et ensuite un débat philo.

Séance 3. Règles et rôles

Séance 4. L’espace, premier atelier infodoc, le plan du CDI

Création d’un atelier FSE penser par soi-même avec tout le monde

protocole Agsas

Présentation le 26 avril par Geneviève Chambard du protocole AGSAS à l’occasion d’une séance du DU philo dans l’école et la Cité, au CRI Montparnasse.

L’AGSAS est présentée par l’intervenante, a minima, comme un groupe de soutien eu soutien. C’est donc d’abord dédié aux enseignants. Elle parle ensuite de son expérience professionnelle avec les « enfants empêchés » comme elle appelle les enfants qui se retrouve dans des situations d’enfance anormales et qu’elle a eu l’occasion d’accompagner dans sa carrière : jeunes de la PJJ, jeunes en difficulté, jeunes en prison, jeunes malades c’est à dire des personnes qui ont une image sociale négative d’eux même et renvoyée par la société et pour qui la seule appartenance possible est les groupes communautaires « enfermant » (terme de l’auteur de l’article).

Elle a donc construit sa professionnalité dans les marges éducatives et postule aujourd’hui une extension vers l’ensemble de la population. La réponse qu’elle donne, et que donne AGSAS aujourd’hui est de donner la primauté au penser et à la pensée. L’acte de penser prime sur l’acte de parole. Ce n’est donc pas prioritairement, comme le croyait l’auteur de l’article, une visée thérapeutique ou langagière, mais bien une visée philosophique.

Cet acte de penser doit atteindre l’universel. Elle présente les trois cercles dans lesquels chacun est inscrit : le « petit tout » de l’individu, le « moyen tout » du groupe et du milieu de vie dans lequel on trouve les appartenances diverses de l’individu et le « grand tout de la pensée universelle. La pratique AGSAS vise ce « grand tout » c’est à dire le dépassement de l’individu et de ses appartenances pour atteindre « la positivité de l’humain » (terme de l’auteur de l’article).

Les étudiants sont alors mis en cercle philosophique. Elle se met en retrait du cercle, en observatrice neutre. Personnellement, elle va se mettre en position de prise de notes. Cette position n’est pas obligatoire mais lui permet, elle, de ne pas être lisible par le groupe. Elle postule donc une présence neutre.

Elle commence par poser une question rituelle, « c’est quoi la philosophie pour vous ? » La réponse qu’elle va donner est très succincte et vise à installer le processus comme un acte de pensée commun à tous : la philosophie c’est réfléchir sur un sujet universel, dans l’espace et dans le temps, qui intéresse les humains. Il s’agit de se mettre en position d’habitant du monde. C’est par cette communauté qu’elle peut affirmer qu’un enfant est un interlocuteur valable. Ce premier acte est rapide (une minute).

Ensuite elle propose un mot inducteur et laisse une minute de réflexion aux participants. Ensuite elle propose une séance de 2 fois 10 minutes où chacun va pouvoir exprimer ce qu’il pense du mot proposé. Dans le cadre de la séance, le mot proposé a été « vérité ». Un bâton de parole marque la parole, et chacun exprime alors ce qu’il a à dire sur ce mot. Tout est envisageable. Les règles de la prise de parole sont les mêmes que pour d’autres dispositifs et le droit de se taire est prépondérant. Par contre il n’y a pas de rôles distribués. La parole se distribue soit par tour de table, soit par lever de main. Cela ne donnera pas tout à fait le même résultat probablement. Le temps est donné à l’avance par l’animateur.

Le rôle de l’animateur est de laisser se dérouler l’atelier sans intervenir. La seule intervention est d’annuler l’atelier quand cela devient le bazar, considéré alors comme un empêchement de penser. L’animateur est donc le garant du cadre, vu comme le dispositif contraire à l’empêchement, et le garant de la loi (scientifique, juridique…)

Une fois le temps de la prise de parole terminé, l’animateur entre alors dans le cercle et va demander à chaque intervenant comment s’est passé pour chacun ce temps de parole. S’exprime qui veut. C’est le temps métacognitif.

 

 

Transposition didactique et lecture de textes philosophiques classiques

Ce travail constitue une des activités suivies pour le DU philo avec Edwige Chiroutier, le 25 avril 2018 au CRI – Montparnasse.

L’idée de ce travail qui constitue un mode pédagogique à part entière en philosophie avec les enfants est de partir d’un texte philosophique célèbre afin de le didactiser et de le travailler avec des élèves. L’exemple que nous avons suivi a été le texte de Montaigne sur les cannibales. Il s’agit alors de travailler à la fois du côté enseignant à la compréhension du texte et du côté élèves à voir en quoi le texte peut raisonner dans une discussion philosophique. A partir de là, il convient d’identifier une question philosophique ensuite de choisir un support inducteur. Avec ce texte de Montaigne, le support inducteur, c’est la chanson « sauvage » dans Pocahontas de Dysney. On peut s’appuyer sur le chapitre qu’y consacre Marianne Chaillan dans « Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d’heureux«  (voir sur france culture).

Le travail à faire est donc un travail de transposition didactique : un texte, une compréhension, des questions possibles, des supports. Quels pourraient être les textes et les supports à employer. Outre Marianne Chaillan, beaucoup d’auteurs se sont essayés à la didactisation philosophique en s’appuyant sur l’actualité. C’est le cas de « éloge du mauvais geste » de Ollivier Pourriol.

Voici une liste de textes et d’albums à mettre en regard.

  • L’anneau de Gygès de Platon et l’album pour la jeunesse
  • Les cannibales, une analyse et Pocahontas

Protocole d’une séquence de DVDP à partir de « minuscule »

Cette séquence a été proposée aux étudiants du DU philosophie à l’école et dans la Cité par Olivier Blond Rzewuski le 25 avril 2018.

Ce qui suit est un protocole de création d’une question philosophique et de mise en œuvre d’une DVDP. Il peut y avoir à chaque étape des apprentissages proposés. Cependant il convient de mettre en place rapidement le protocole avant que de proposer ces formations complémentaires. Ce qui suit est donc le protocole plus les formations imaginées. Dans un premier temps, il s’agit d’avoir le ticket d’entrée le plus faible possible.

L’enseignant prend appui sur le visionnage d’un épisode de la série minuscule. C’est l’inducteur de la séance.

Après le visionnage, il demande que les élèves (en l’occurrence les étudiants du DU) leur compréhension du film. Il partage le groupe en trois, et demande à chaque groupe de dire le début, le milieu et la fin de l’histoire en une phrase. Cela permet de créer une compréhension robuste sans passer du temps à cette compréhension.

Il demande ensuite individuellement à chacun de lister les thèmes important qu’il retient dans ce film sous la forme d’un mot. Il choisit autant de mots que nécessaires. Parler de liste suppose que les élèves sachent ce que c’est. Cela peut demander un apprentissage. On ne parle pas nécessairement de mots clés mais cela peut déboucher sur un apprentissage du terme. Chacun met une croix sur le mot qu’il estime le plus important. L’animateur pendant cette phase peut induire certain thème (LEeee RUuuusé). On pourrait aussi proposer aux élèves de hiérarchiser les thèmes.

Ensuite l’animateur va demander les choix des élèves. On ne peut pas prendre plus de 10/15 mots. Pendant que l’animateur écrit, l’élève doit justifier de son choix. Attention frustration à prévoir et sur les mots retenus et sur la justification. Après tout, on pourrait envisager qu’un mot soit refusé au titre que l’élève ne sait pas l’argumenter (bon en pratique j’y crois pas).

Un premier travail intéressant sur la constitution des mots clés peut être mener. L’animateur ne marque pas les mots clés tels quel mais les discrimine déjà en y adjoignant un déterminant. Quand il est défini, cela renvoie à une généralité qui peut faire l’objet d’une question philosophique. Quand il est indéfini, on est plutôt sur une particularité pouvant éventuellement donné lieu à une recherche documentaire.

Le second travail intéressant est le travail sur les mots clés, éventuellement en s’aidant de dictionnaires : lexique, synonymes/antonymes, hyperonymie (TG) / hyponymie (TS), lemmatisation, associativité…

Il va alors falloir choisir la question à traiter par vote à deux tour. Chacun vote pour autant de thèmes qu’il veut. On compte. Le vote qui obtient le plus de voix est choisi. Pour le premier débat, l’animateur peut choisir le thème avec lequel il est le plus à l’aise.

On demande ensuite aux élèves, individuellement, de proposer des questions en lien avec ce thème. C’est la cueillette des questions ou ici. Il ne faut pas oublier que la vraie question philosophique est finalement qu’est-ce que « le thème retenu » ? Il faut prendre un temps sur comment formuler une question. OBR propose de demander à la cantonade « qui a une question » avant de demander comment formuler une question (est-ce que, qqcoqp…).

Les questions sont listées au tableau. L’occasion pour l’animateur de les « arrondir ». en y ajoutant des adverbes qui vont permettre de laisser une liberté au débat pour se développer. Il faut ensuite éliminer les redondances pour arriver à une dizaine de questions dont le but est avant tout d’illustrer la vraie question philosophique.  L’animateur va alors prendre un temps pour réorganiser les questionnements afin de structurer la discussion.

Ensuite, un temps de réflexion individuelle est proposée où l’élève va écrire ce qu’il sait sur la question (écriture, dessin, enregistrement audio). Il s’agit de poser une première représentation du thème qui va servir de point d’appui pour l’élève. Il s’agit de considérer ce temps comme un échauffement.

Les rôles sont ensuite définis et les différents acteurs entrent dans le cercle à leur place définie. Les fonctions de chacun sont rappelés ainsi que les règles fondamentales : droit de se taire, statut du gêneur, lever de la main, comportement de chercheur, rappel du temps prévu et de l’appel au  reformulateur par le président, l’animateur aussi sollicite la parole auprès du président mais a aussi une voix prioritaire… Le débat commence et peut se conclure par une question fictionnelle.

Le temps métacognitif permet d’avoir le retour des secrétaires (scribe ou sketchnoter) qui vont présenter la trace écrite. On demande aux répondants de faire un retour sur la tenue du débat et sur ce qu’il faudrait améliorer sur le dispositif. Enfin un temps d’écriture individuelle est demandée qui doit enrichir le temps d’écriture préalable.